Ce serait mieux dans notre poche !


Appel à la grève le 5 février

Dans le contexte actuel d’urgence sociale, nous devons d'agir pour notre pouvoir d'achat et les droits de tous les citoyens, salarié·e·s, chômeurs, retraité·e·s ... Le mouvement social des « gilets jaunes », loin de s'essouffler, semble dans une impasse avec les manifestations uniquement le samedi. Malgré une vaste mobilisation et les vains efforts pour réprimer les manifestants par une violence inouïe, le gouvernement maintient le cap vers les régressions sociales et bloque toute avancée constructive. Il est temps de lui montrer, ainsi qu'aux décideurs qui ont été relativement épargnés jusque-là, le pouvoir des salarié·e·s. Le 5 février est une occasion d'agir en descendant massivement dans la rue, pour construire le rapport de force nécessaire et être entendus.

La CGT OBS appelle les salarié·e·s à se mettre en grève et à tenir des assemblées générales pour réussir la mobilisation et débattre des suites pour s’inscrire dans la durée.

 

OBS SA : la (con)fusion

Le 1er Janvier 2019 marque l’absorption des filiales OAB, OCB, OCEAN, NEOCLES, OCWS et Orange Consulting au sein d’OBS SA (ex-NRS SA). Alors qu’il semblait acquit qu’il n’y aurait aucun changement, il semble que la Direction ne soit pas au fait de la réalité du terrain. Sur l’ensemble des régions DP bon nombres de réclamations et de questions suivies de débats animés portaient sur l’évolution de la structure juridique. Que ce soit au sujet des services autrefois échangés et facturés entre filiales, de dispositions réglementaires ou même de mise en commun de locaux ou de place de parking, peu de choses ont été anticipées pour faire face à cette transformation générant incompréhensions et confusion.

 

Prime « Gilets Jaunes »

 

Dans un souci d’affaiblir le mouvement « gilets jaunes », les grandes entreprises ont décidé de voler au secours du gouvernement et de verser une prime de « solidarité » aux salariés les moins bien rémunérés.

Montants de la prime : 1000 € jusqu’à un salaire brut annuel de 25 k€ inclus ; 500 € au-delà de 25 k€, jusqu’à 30 k€ brut annuel inclus.

Sur l’UES OBS (périmètre 2019), la prime a été versée à 519 salarié·e·s pour un montant total de 400 k€. Les alternants représentent 47% des bénéficiaires (61% chez OAB).

Non seulement très peu de salarié·e·s sont concernés, mais, comme indiqué dans notre précédente communication, cette prime aura pour effet de diminuer l’intéressement (augmentation de la masses salariale donc diminution de l’EBITDA), sauf si la direction en décidait autrement…

 

Prime exceptionnelle de fin d’année : des cacahuètes ?

Suite aux pressions du grand patronat, le gouvernement a annoncé qu’il autoriserait le versement d’une prime de fin d’année totalement défiscalisée.

Le 11 décembre la direction du groupe Orange a communiqué sur une prime de 1 000 € qui serait versée aux salarié·e·s touchant moins de 25 k€ bruts annuels et une prime de 500 € pour ceux touchant jusqu’à 30 k€ bruts annuels.

Suite à cette annonce, la CGT OBS a demandé à rencontrer la direction de l’UES NRS afin de savoir comment serait déclinée la prime chez nous et en demandant que tous les salarié·e·s soient concernés.

Lors de la réunion qui s’est tenue le 17 décembre, la direction NRS nous a dit que la prime serait versée aux salarié·e·s de NRS selon les modalités définies par Orange dans le « respect de notre équation économique ».

Le montant final n’est pas encore connu car la direction attend de savoir ce qui sera effectivement défiscalisé (salaire, parts variables).

A priori, seuls 250 à 500 salarié·e·s devraient toucher la prime – sur les +4 000 de l’UES NRS.

À date, ce qui est sûr, c’est que le montant de l’enveloppe de primes diminuera l’intéressement !

Nous traversons actuellement une conjonction de crises économiques, sociales, environnementales et démocratiques. Alors que le gouvernement et les directions d’entreprises entretiennent la division du monde du travail et la déstructuration de toutes alternatives, le contexte interpelle la citoyenneté y compris dans l’entreprise.

 

Payez les qualifications !

 

Le travail et les qualifications ne sont pas des coûts, mais des actifs à valoriser, des facteurs de création de valeur ajoutée. Pourtant, l’entrée dans l’emploi est souvent synonyme de précarité, de fragilité et d’instabilité et les grilles de salaires et des rémunérations ne reconnaissent pas le niveau de qualification.

Un an après l’obtention du diplôme, la moitié des jeunes pros gagnent moins de 22 k€ bruts par an au niveau Licence, et 30k€ bruts par an au niveau Master. De plus en plus de cadres gagnent moins que le plafond de la Sécurité sociale. Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes restent de 25,7 % en moyenne, ce qui génère environ 40 % d’écart de pension à la retraite, comme si les femmes avaient moins de besoins que les hommes tout au long de leur vie.

Concrètement, les impératifs de rentabilité à très court terme, les remises en cause du cadre législatif de la rémunération du travail, se traduisent par un management brutal par le chiffre et la pression sur les salarié·e·s.

 

Une situation qui interpelle la direction d’Orange

 

Cette situation inédite a été reconnue par le PDG d’Orange, Monsieur Stéphane RICHARD qui, dans une interview du 6 décembre à France Info, en appelle à la responsabilité des entreprises et indique « qu’il va falloir qu’on lâche du lest ».

En totale adéquation avec les préconisations du PDG d’Orange, la CGT OBS demande à la direction d’OBS SA (ex-NRS) de montrer l’exemple et d’octroyer une prime exceptionnelle immédiate d’au moins 1 000 € – à tous les salarié·e·s, payable avant la fin d’année 2018.

Ces mesures sont aujourd’hui indispensables pour redonner du pouvoir d’achat aux salarié·e·s, c’est comme cela que nous comprenons la responsabilité sociale d’entreprise invoquée par Monsieur Richard.

La CGT OBS demande également que lors des prochaines NAO, il y ait une augmentation de salaire significative avec un minimum d’augmentation générale de 500 € bruts annuels.

 

Pour que ces revendications soient entendues, la CGT OBS appelle tous les salarié·e·s des filiales d’Orange Business Services SA à participer activement à la journée de mobilisation et de grève du 14 décembre 2018.

 

Malaise chez les commerciaux NRS : les résultats de notre enquête

À la suite de remontées de salariés des services commerciaux de l’UES NRS, la CGT NRS a décidé d’interroger les commerciaux des différentes filiales de l’UES sur leurs conditions de travail (enquête réalisée auprès de 228 commerciaux de l’UES NRS, du 11 juillet au 4 septembre 2018).

Plus d’un tiers des salariés des directions commerciales des filiales s’est exprimé au travers de l’enquête, mettant en lumière plusieurs dysfonctionnements au sein des équipes.

Du côté de la rémunération, plus de la moitié des sondés se déclarent insatisfaits. Cette part augmente quand il s’agit d’évaluer l’équilibre entre part variable et salaire fixe.

Pour la majorité des sondés, les objectifs fixés sont difficilement réalisables même si la plupart d’entre eux parviennent au bout des challenges et ce, dans un contexte où l’activité reste intense tout au long de l’année.

61% des salariés ayant répondu à l’enquête sont globalement insatisfaits des moyens alloués pour exercer leur métier. Le reporting, les soutiens managériaux, les outils et les ressources de production ou d’avant-vente sont perçus comme insuffisants.

Du côté de la relation clients et partenaires, 55% des sondés sont plutôt satisfaits de la situation actuelle. A noter cependant qu’un tiers des sondés semble avoir des difficultés.

Sur le plan de la santé et des conditions de travail les sondés déclarent en majorité devoir travailler régulièrement depuis leur domicile le soir, les week-ends et pendant leurs congés ce qui entraîne des problèmes de santé pour 61% d’entre eux.

Enfin, témoin d’un vrai malaise, la plupart des salariés interrogés (71%) expriment des situations régulières de mal-être (irritabilité, lassitude, envie de pleurer, etc.).

L’accumulation de difficultés, tels que le manque de moyens, les objectifs trop élevés, le manque de soutien hiérarchique, conduit à des niveaux de stress et de fatigue très préjudiciables pour une majorité des salariés du commerce.

Fort de ce constat inquiétant, la CGT NRS a décidé d’alerter la direction en saisissant les CHSCT. Rappelons que l’employeur à l’obligation d’assurer la santé physique et mentale des salariés. La santé ne doit pas être dégradée par le travail. Notre enquête montre qu’il existe un vrai problème au commerce NRS, à traiter avant qu’il ne soit trop tard.