ENSEMBLE EN GRÈVE LE 5 DÉCEMBRE !

Après le code du travail et l’assurance chômage, le gouvernement s’attaque maintenant à nos retraites. Ils veulent liquider les 42 régimes de retraites existants et les remplacer par un système de retraite « à points », dit « universel », qu’ils présentent comme beaucoup plus équitable.

 

C’est une énorme escroquerie !


Retrait du projet sur les retraites
Nos grands parents se sont battus pour la gagner

Notre système de retraite actuel est une conquête sociale de 1946, il a assuré la solidarité entre des générations de salarié-e-s, « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », il a fait ses preuves. Mais il a été mis à mal par les contre-réformes successives des gouvernements de droite comme de gauche, qui ont abouti à l’allongement de l’âge de départ, l’augmentation du nombre d’annuités requises, la fin de l’indexation sur les salaires, la baisse des pensions...


Nous nous battrons pour la garder et l’améliorer

Le nouveau système voulu par le gouvernement constitue une régression sociale fondamentale, qui va pénaliser tout particulièrement les femmes, les précaires et les chômeurs.

D’une part, c’est une machine à baisser, année après année, les pensions, pour l’ensemble des salarié-e-s du public comme du privé, pour au moins 3 raisons :

  • la retraite sera calculée sur le salaire de toute la carrière, et plus sur les meilleures années ;
  • le déficit pour la future caisse de retraite sera interdit, donc les montants des retraites seront ajustés automatiquement en fonction des rentrées des cotisations sociales (à la baisse, en baissant « la valeur du point » comme en Suède) ;
  • la part des retraites sera limitée à 14% du PIB, alors que le nombre de retraités va augmenter.

D’autre part, pour toucher une moins petite retraite, les salarié-e-s seront obligés de partir à la retraite plus tard, à 64 ans et plus, du moins pour ceux qui ont encore un travail à cet âge-là. La seule inconnue qui subsiste, sur laquelle le gouvernement n’a pas encore tranché, est la façon dont le recul de l’âge de la retraite sera imposé, à travers « un âge pivot » ou la durée de cotisation.
Comment un syndicat défenseur des droits des salariés pourrait-il soutenir ce projet ?

Enfin, l’objectif de ce projet est de favoriser, pour les salarié-e-s qui auront les moyens de la financer, la retraite par capitalisation, qui est très aléatoire car gérée par des fonds de pension privés qui spéculent en Bourse et font faillite à chaque krach.

Pourtant, l’argent existerait largement pour financer nos retraites, à condition de :

  • supprimer les exonérations de cotisations sociales (autour de 30 milliards d’euros) ;
  • imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (plus d’une dizaine de milliards d’euros) ;
  • réduire le chômage et la précarité ;
  • créer des emplois stables et correctement rémunérés (centaines de milliards d’euros)

Fin des Tickets Resto papier

Info ou intox ?

Contrairement à l’idée fausse qui circule, le législateur n’a pas rendu obligatoire la dématérialisation des tickets restaurants. L‘article R. 3262-1 du code du travail indique : « Les titres-restaurant peuvent être émis sur un support papier ou sous forme dématérialisée. »

Pourtant, le DG d'Edenred France déclare partout dans les médias : « D'ici trois ans, le ticket restaurant papier va disparaître. On passera au 100% digital ».

Edenred, ex-filiale du groupe Accor, est le nouveau fournisseur de TR d’OBS SA. Entreprise leader du secteur des tickets restaurants en France avec 38% du marché. L'entreprise affirme investir chaque année 100 millions d'euros dans le numérique à l'échelle mondiale. Mais aussi dans la com’ et en lobbying.

Dès lors, il est aisé de comprendre que les déclarations d’Edenred s’inscrivent dans sa stratégie de communication visant à en faire une vérité du marché.

Or, en France, seules 20% des entreprises clientes sont passées au TR dématérialisé.

Il ne suffit pas d’être le leader sur le marché et de formuler un vœu pour que celui-ci devienne réalité.

La fin annoncée des TR papier est donc une intox !

Dématérialisation des TR : restons mobilisés !

Grâce à votre mobilisation et à notre action (selon notre sondage 73% d’entre vous sont opposés au projet de dématérialisation avec une participation de plus de 60%), la direction a suspendu le projet de dématérialisation des tickets restaurants quinze jours après son annonce. C’est la raison pour laquelle vous avez reçu une carte Edenred pendant vos congés d’été, mais que celle-ci n’est pas utilisable.

Depuis, à notre demande, nous avons rencontré la direction mardi 8 octobre, pour peser sur les suites qu’elle entend donner au projet.

A cette occasion, nous lui avons réaffirmé l’opposition générale et les raisons qui la motivent, opposition dont elle est maintenant bien consciente : manque de souplesse d’utilisation de la carte, refus de nombreux commerçants, risque de cumul de sommes importantes, traçabilité de la vie privée,…

La direction reconnait qu’imposer son projet pendant les congés d’été et sans réellement communiquer était maladroit. Au-delà, elle nous affirme qu’elle comprend certains des motifs de votre opposition et nous assure qu’elle va réfléchir à une solution.

A ce titre, nous lui avons proposé quelques pistes, par exemple offrir la possibilité à chaque salarié de choisir entre la carte et les tickets, ou encore permettre à chacun de « rematérialiser » en tickets papier, les sommes cumulées sur sa carte, à minima plusieurs fois par an bien sûr. Ceci permettrait au final à ceux qui le souhaitent de conserver l’usage de tickets papier tout en permettant aussi l’usage éventuel de la carte.

Pour obtenir gain de cause, nous ne devons pas relâcher la pression. Soutenez-nous ! Nous avons besoin de vous !

 
On lâche Rien !

Dématérialisation des TR

La direction recule !

Malgré nos alertes qui s’appuyaient sur les résultats de notre sondage (73% contre) et nos rencontres de salarié·e·s, la direction avait décidé la mise en place de la carte Titre Restaurant pour l’ensemble des salarié·e·s de l’UES OBS, en plein été, sans concertation ni dialogue et sans prise en compte des impacts sur les usages.

À l’initiative de la CGT OBS, une réunion s’est tenue le 6 août avec la direction de l’UES OBS – réunion à laquelle la CGT OBS avait convié les autres organisations syndicales (OS).

Nous avons rappelé que la dématérialisation des TR était un projet important, impactant tous les salarié·e·s, méritant une véritable étude d’impact et des débats avec les représentants du personnel, et que la restauration des salarié·e·s était du ressort des CE.

Si dans l’absolu, les règles d’utilisation du TR papier ou dématérialisé, sont les mêmes, il n’en demeure pas moins un problème de forme sur le passage brutal à la dématérialisation. L’absence de consultation des CE étant constitutive du délit d’entrave.

Les OS, garantes des intérêts des salarié·e·s, ont donc demandé à la direction la suspension immédiate de la mise en œuvre du projet et l’ouverture d’une consultation de tous les CE.

Chez OAB, jeudi 7 août lors de l’établissement de l’ordre du jour du CE, la secrétaire a maintenu la position décidée unanimement par les élu·e·s du CE qui était de prévoir la consultation sur la dématérialisation au prochain CE du 27 août. La direction OAB a refusé d’inscrire le point à l’ordre du jour, la secrétaire a donc refusé de le signer.

Le 14 août, retournement de situation, la direction annonçait la suspension de la dématérialisation et l’impression de TR papier !

Les interventions de la CGT OBS ont permis de construire le rapport de force nécessaire à suspendre le projet de la direction. Empêchant ainsi que les salarié·e·s ne se retrouvent devant le fait accompli après leurs vacances estivales.

Ce n’est pas terminé, avec votre soutien, la CGT OBS restera vigilante pour que la direction accepte d’adapter le mode TR aux usages des différents sites.

À suivre…

 

TR dématérialisés

Projet suspendu grâce à votre mobilisation

Durant l’été, la direction a adressé une communication concernant la dématérialisation des titres restaurant dès cet été. Vous avez même dû recevoir votre carte TR dématérialisée à votre domicile. Comme vous, la CGT OBS a désapprouvé autant la forme que le fond.

Sur la forme, profiter de la période estivale pour réaliser ce changement manque de fair–play sur un sujet qui touche le quotidien de l’ensemble des salarié·e·s et sur le fond, la CGT OBS considère que la majorité des salarié·e·s seront perdants puisque les systèmes dématérialisés comportent de nombreux inconvénients :

- Risque de perdre de l’argent en cas impossibilité d’utiliser la carte (refus de commerçants, TPE incompatibles). Le solde restant sur la carte peut être perdu si vous ne faites pas la demande de changement de millésime début mars ;

- Fin de la "souplesse" tolérée par certains petits commerçants locaux ;

- Obligation d'utiliser la carte en semaine ;

- Impossibilité de faire un don à une association caritative de son choix ;

- D'avantage de traçabilité des dépenses donc menace sur la vie privée ;

- Perte du contact avec les assistantes.

Dès le 12 juillet, la CGT OBS, refusant l’accompagnement d’une telle pratique, a lancé un sondage pour recueillir votre avis sur ce projet.

D’aucuns, dans une résignation quasi-permanente, pensaient que le sondage CGT OBS serait sans effet. Or, vous avez su réagir rapidement et démontrer que c’est par votre mobilisation que se défendent vos droits et vos intérêts. Vous avez très majoritairement et massivement rejeté ce projet de dématérialisation. Le résultat est sans appel : 73% des sondés sont opposés à la dématérialisation et souhaitent donc garder le carnet de tickets papier ! (taux de participation de 63%).

En effet, la direction OBS a suspendu le projet de dématérialisation des TR. Depuis, la CGT OBS a demandé une réunion à la direction afin d’en connaître les suites et d’être force de propositions permettant à tous les salarié·e·s d’en sortir gagnants.

Si vous n’avez pas encore participé au sondage :

https://msurvey.orange.com/CGTOBS_TR

 

Élections OBS SA / OCD SAS

Mi-novembre aura lieu le premier tour des élections de vos représentants du personnel au Comité Social et Economique (CSE). Les comités d’entreprise, comités d’hygiène et sécurité et délégués du personnel n’existeront plus.

Ce sont les élus du CSE qui auront toutes les « casquettes » à la fois.

Ayez bien cette contrainte à l’esprit au moment de choisir vos représentants. Il ne s’agira plus simplement de choisir des représentants en charge des activités récréatives au CE. Maintenant les représentants auront en charge toutes les attributions autrefois dévolues aux CE/CHSCT et DP !

C’est-à-dire ayant mandat pour défendre à la fois vos intérêts économiques, vos conditions de travail et vos droits.

C’est-à-dire ce que fait avec ferveur la CGT OBS à longueur d’année dans toutes les instances actuelles sans pour autant oublier la partie activités socioculturelles.

Afin de vous représenter au mieux, la CGT OBS recherche des candidat∙e∙s pour être élu·e·s CSE et/ou Représentant de Proximité.

Des formations organisées par la CGT et le CSE  seront prévues afin que les élu·e·s soient à même de représenter efficacement leurs collègues.

Si vous êtes intéressé∙e∙s contactez un∙e élu∙e CGT OBS à proximité ou contactez–nous :

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ils ont eu la peau de mon ticket-resto !

Pour faire des économies, la direction envisage la dématérialisation des titres restaurant dès cet été (profitant des congés des salariés). La CGT OBS désapprouve autant la forme que le fond. Sur la forme, profiter de la période estivale pour réaliser ce changement manque de fair–play sur un sujet qui touche le quotidien de l’ensemble des salariés et sur le fond, la CGT OBS considère que les salariés seront perdants puisque les systèmes dématérialisés comportent de nombreux inconvénients :

- Impossibilité de dépanner un collègue, un ami, ses enfants ;

- Impossibilité de faire un don à une association caritative ;

- Fin de la "souplesse" tolérée par certains petits commerçants locaux ;

- D'avantage de traçabilité des dépenses donc menace sur la vie privée ;

- Perte du contact avec les assistantes.

Depuis le 12 juillet, la CGT OBS vous propose de répondre à un sondage :

https://msurvey.orange.com/CGTOBS_TR

 

A date, le résultat est sans appel : 77% des sondés sont opposés à la dématérialisation et souhaitent donc garder le carnet de tickets papier ! (1 736 réponses).

Puisqu’il s’agit là d’un refus massif des salarié·e·s, la CGT OBS va porter votre message auprès de la direction d’OBS SA. Dans un premier temps, nous allons demander la suspension de la mise en œuvre de cette mesure impopulaire. La direction doit écouter l’avis des salarié·e·s !

Car la dématérialisation peut avoir des conséquences préjudiciables. Sur certains sites où les offres de restauration sont peu nombreuses, il y un risque de ne pas trouver d’établissement acceptant le titre dématérialisé. Le sujet mérite une véritable étude d’impact.

Lors du dernier CCE, la CGT OBS a demandé à la direction d’étudier l’alternative d’un reversement de la participation employeur sur le bulletin de paie : refus catégorique, sans justification.

Nous lui avons en outre demandé le détail des conditions d’éligibilité à la rematérialisation en Titres Restaurant papiers en cas de reliquats trop importants sur la carte. Nous n’avons pas eu de réponse.

Les 23 et 24 juillet vos délégués syndicaux CGT OBS se sont déplacés pour venir à votre rencontre sur certains sites pour vous informer et recueillir votre avis. Vous nous avez massivement et très majoritairement remonté que vous étiez opposés à la dématérialisation des Titres Restaurant.

Et subitement, face à la communication de la CGT OBS, et ces échanges de terrain, le 25 juillet la direction s’est empressée de communiquer le passage en force vers la carte Titre Restaurant à l’ensemble des salarié·e·s de l’UES OBS.

Beaucoup de questions restent en suspend comme par exemple de savoir s’il y a eu un appel d’offre pour remplacer le fournisseur de tickets papiers apetiz, ou de savoir quelles seront les économies de gestion pour l’entreprise et où elles seront affectées, etc.

Nous déplorons cette façon de procéder car les CE n’ont pas été consultés sur ce projet important impactant le quotidien de milliers de salarié·e·s, ce qui est constitutif du délit d’entrave.