On lâche Rien !

Dématérialisation des TR

La direction recule !

Malgré nos alertes qui s’appuyaient sur les résultats de notre sondage (73% contre) et nos rencontres de salarié·e·s, la direction avait décidé la mise en place de la carte Titre Restaurant pour l’ensemble des salarié·e·s de l’UES OBS, en plein été, sans concertation ni dialogue et sans prise en compte des impacts sur les usages.

À l’initiative de la CGT OBS, une réunion s’est tenue le 6 août avec la direction de l’UES OBS – réunion à laquelle la CGT OBS avait convié les autres organisations syndicales (OS).

Nous avons rappelé que la dématérialisation des TR était un projet important, impactant tous les salarié·e·s, méritant une véritable étude d’impact et des débats avec les représentants du personnel, et que la restauration des salarié·e·s était du ressort des CE.

Si dans l’absolu, les règles d’utilisation du TR papier ou dématérialisé, sont les mêmes, il n’en demeure pas moins un problème de forme sur le passage brutal à la dématérialisation. L’absence de consultation des CE étant constitutive du délit d’entrave.

Les OS, garantes des intérêts des salarié·e·s, ont donc demandé à la direction la suspension immédiate de la mise en œuvre du projet et l’ouverture d’une consultation de tous les CE.

Chez OAB, jeudi 7 août lors de l’établissement de l’ordre du jour du CE, la secrétaire a maintenu la position décidée unanimement par les élu·e·s du CE qui était de prévoir la consultation sur la dématérialisation au prochain CE du 27 août. La direction OAB a refusé d’inscrire le point à l’ordre du jour, la secrétaire a donc refusé de le signer.

Le 14 août, retournement de situation, la direction annonçait la suspension de la dématérialisation et l’impression de TR papier !

Les interventions de la CGT OBS ont permis de construire le rapport de force nécessaire à suspendre le projet de la direction. Empêchant ainsi que les salarié·e·s ne se retrouvent devant le fait accompli après leurs vacances estivales.

Ce n’est pas terminé, avec votre soutien, la CGT OBS restera vigilante pour que la direction accepte d’adapter le mode TR aux usages des différents sites.

À suivre…

 

Ils ont eu la peau de mon ticket-resto !

Pour faire des économies, la direction envisage la dématérialisation des titres restaurant dès cet été (profitant des congés des salariés). La CGT OBS désapprouve autant la forme que le fond. Sur la forme, profiter de la période estivale pour réaliser ce changement manque de fair–play sur un sujet qui touche le quotidien de l’ensemble des salariés et sur le fond, la CGT OBS considère que les salariés seront perdants puisque les systèmes dématérialisés comportent de nombreux inconvénients :

- Impossibilité de dépanner un collègue, un ami, ses enfants ;

- Impossibilité de faire un don à une association caritative ;

- Fin de la "souplesse" tolérée par certains petits commerçants locaux ;

- D'avantage de traçabilité des dépenses donc menace sur la vie privée ;

- Perte du contact avec les assistantes.

Depuis le 12 juillet, la CGT OBS vous propose de répondre à un sondage :

https://msurvey.orange.com/CGTOBS_TR

 

A date, le résultat est sans appel : 77% des sondés sont opposés à la dématérialisation et souhaitent donc garder le carnet de tickets papier ! (1 736 réponses).

Puisqu’il s’agit là d’un refus massif des salarié·e·s, la CGT OBS va porter votre message auprès de la direction d’OBS SA. Dans un premier temps, nous allons demander la suspension de la mise en œuvre de cette mesure impopulaire. La direction doit écouter l’avis des salarié·e·s !

Car la dématérialisation peut avoir des conséquences préjudiciables. Sur certains sites où les offres de restauration sont peu nombreuses, il y un risque de ne pas trouver d’établissement acceptant le titre dématérialisé. Le sujet mérite une véritable étude d’impact.

Lors du dernier CCE, la CGT OBS a demandé à la direction d’étudier l’alternative d’un reversement de la participation employeur sur le bulletin de paie : refus catégorique, sans justification.

Nous lui avons en outre demandé le détail des conditions d’éligibilité à la rematérialisation en Titres Restaurant papiers en cas de reliquats trop importants sur la carte. Nous n’avons pas eu de réponse.

Les 23 et 24 juillet vos délégués syndicaux CGT OBS se sont déplacés pour venir à votre rencontre sur certains sites pour vous informer et recueillir votre avis. Vous nous avez massivement et très majoritairement remonté que vous étiez opposés à la dématérialisation des Titres Restaurant.

Et subitement, face à la communication de la CGT OBS, et ces échanges de terrain, le 25 juillet la direction s’est empressée de communiquer le passage en force vers la carte Titre Restaurant à l’ensemble des salarié·e·s de l’UES OBS.

Beaucoup de questions restent en suspend comme par exemple de savoir s’il y a eu un appel d’offre pour remplacer le fournisseur de tickets papiers apetiz, ou de savoir quelles seront les économies de gestion pour l’entreprise et où elles seront affectées, etc.

Nous déplorons cette façon de procéder car les CE n’ont pas été consultés sur ce projet important impactant le quotidien de milliers de salarié·e·s, ce qui est constitutif du délit d’entrave.

 

NAO centrale OBS SA
Pourquoi nous ne signons pas.

Après 5 réunions de « négociations », les positions de la direction n’ont pas évolué. Aucune de nos revendications n’a été acceptée ni l’enveloppe unique pour tous les salariés de l’UES, ni l’augmentation collective pour compenser les effets de l’inflation.

La direction n’a qu’un seul mot en bouche : respect du modèle social des SSII/ESN !

Avec ce dogme, comment améliorer les conditions de travail et rendre l’entreprise attractive pour les profils que nous avons besoin de recruter pour accompagner la croissance ?

Seule certitude, direction ne pourra pas se vanter d’afficher un « dialogue social » performant !

Réorganisations chez OBS

Le CE d’OAB, le CHSCT d’OAB et CCE de l’UES OBS ont été consultés sur les 3 projets de réorganisation d’OBS concernant OAB-OH-OBS :

  • le projet de création de New OAB
  • le projet de la création de la SBU « IoT Connected Mobility » ;
  • le projet d’évolution de l’organisation des activités « Contact Center ».

Le CE et le CHSCT ont livré des avis de plusieurs pages, faisant le constat que ces réorganisations ne seront pas les dernières. Les deux instances ont également formulé des inquiétudes concernant la charge de travail de certains services transverses, la coopération interservices, la pression commerciale, renforcement du mode « Alliance », concurrence avec B&D, etc. Les comités ont également formulé des vœux afin d’obtenir des informations supplémentaires concernant les coûts engendrés par ces réorganisations, d’avoir une vision de celles à venir, notamment quelles perspectives pour New OAB et qu’une évaluation des impacts soient effectuées auprès des salariés.

Le CCE a son rendu d’avis après avoir demandé les réponses de la direction aux questions du CE et du CHSCT.

 

NAO

  • OAB

La proposition de la direction est insuffisante au regard des 3% que nous avons demandés, justifiés par un fort besoin des managers de fidéliser ou retenir les profils confirmés qui trouvent facilement des propositions de rémunération à +20% sur le marché en ce moment. Reconnaitre la performance particulière d’un salarié oblige un manager à utiliser toute l’enveloppe à sa disposition et ne rien donner au reste de l’équipe !

Cette politique salariale compromet les objectifs de croissance d’effectifs en ne permettant pas la rétention des salariés, et plus généralement l’ambition de croissance de la profitabilité en contraignant à des recrutements externes plus couteux que les profils sortants des effectifs.

Notre revendication de mesure collective couplée à une enveloppe d’augmentations individuelles à la main des managers permettrait à la fois de satisfaire la majorité des salariés sur le suivi de l’évolution du coût de la vie et reconnaitre et/ou retenir les profils confirmés ou clé, mais la direction refuse toujours ce type de dispositif.

Propositions de la direction :

  • Augmentation individuelle + promo : 1,7% ;
  • Mesure complémentaire : 0,15%
  • Primes exceptionnelles : 200 K€

 

  • OCWs

La direction a essayé de de nous rejouer la même partition que l’année dernière. Un soupçon de « cohérence salariale », une pincé d’égalité femme/homme… Nous avions signé l’année dernière en émettant des réserves concernant le manque de volonté de réellement récompenser les efforts des salariés. Cette année, vu le contexte social et l’absence de progression du budget de la NAO, la CGT ne signera pas l’accord.

Propositions de la direction :

  • Augmentation individuelle : 1,5% ;
  • Promotion : 0,4% ;
  • Egalité femmes/hommes : 0,1% ;
  • Cohérence salariale : 0,1%.

 

  • OCD

Aucune de nos revendications n’a été prise en compte. Nous avions demandé :

  • Enveloppe dédiée à l’augmentation des salaires fixes ;
  • Un engagement que la PV ne soit plus dans l’accord à partir de 2020 ;
  • correction des inégalités H-F hors enveloppe NAO.

Nous avions demandé un effort conséquent car :

  • Difficulté de recrutement et turnover qui reste important, OCD a du mal à fidéliser les salariés car les salaires sont bas comparativement au marché ;
  • les experts quittent de plus en plus OCD, d’où la mise en place de la cooptation ;
  • le Chiffre d’Affaire OCD annoncé par la direction en croissance de 30% félicité par le DG OCD et le DG OBS.

Propositions de la direction :

Budget NAO 2019 : 3%

Augmentations Individuelles – Part fixe : 2,75% (831 924,76 €);

Augmentations Individuelles – Part variable : 0,15% (45 377,71 €);

Primes Exceptionnelles : 0,10% (30 251,81€).

La CGT ne signera pas l’accord.

 

Intéressement

Les montants moyens de l’intéressement versé au titre de l’année 2018 dans l’UES sont sortis :

 

Montant moyen l’intéressement versé par salarié

 

Filiale

2017

2018

Delta%

OAB

1 224

565

-54%

OCD

250

594

138%

Ocean

1 035

476

-54%

OCWS

981

639

-35%

Orange Consulting

307

704

129%

OH

1 696

821

-52%

NRS holding

925

 

 

UES

923

591

-36%

Comme vous pouvez le constater ces montants sont considérablement inférieurs à ceux touchés pour l’année 2017 et ce malgré un chiffre d’affaire en hausse et des résultats communiqués comme bons par la direction lors des différentes réunions d’agence. Explications : Le versement de l’intéressement est conditionné par trois objectifs : l’EBIT retraité (Earnings before interest, taxes). Il s’agit d’un indicateur financier non normalisé et son calcul peut différer en fonction des entreprises. Il peut se calculer de la façon suivante : EBIT = Chiffre d'affaires - Achats - Autres charges externes - Charges de personnel. Cet indicateur sera impacté par les projets structurants de l’entreprise indépendant de la volonté des salariés : acquisitions, déménagements, réorganisation, rémunérations, etc. Pour 2018 nous sommes à 53% de l’objectif « ambitieux » fixé par la direction (avec OCD à 23% et OAB à 89%).

Pour les deux autre critères, DSO et recrutement des alternants en CDI, sur lequel les salariés ont un impact significatif, les objectifs sont atteints voire même surpassés. Nous vous laissons en tirer les conclusions qui s’imposent.

Nous dénonçons régulièrement l’utilisation du critère de l’EBITDA sur lequel les salariés n’ont quasiment aucune influence.

Si l’objectif de la direction est d’associer les salariés à la performance de l’entreprise, pourquoi ne pas mettre en place une prime de 13ème mois, dépendant moins de la « clairvoyance » de la direction ?