Réorganisations chez OBS

Le CE d’OAB, le CHSCT d’OAB et CCE de l’UES OBS ont été consultés sur les 3 projets de réorganisation d’OBS concernant OAB-OH-OBS :

  • le projet de création de New OAB
  • le projet de la création de la SBU « IoT Connected Mobility » ;
  • le projet d’évolution de l’organisation des activités « Contact Center ».

Le CE et le CHSCT ont livré des avis de plusieurs pages, faisant le constat que ces réorganisations ne seront pas les dernières. Les deux instances ont également formulé des inquiétudes concernant la charge de travail de certains services transverses, la coopération interservices, la pression commerciale, renforcement du mode « Alliance », concurrence avec B&D, etc. Les comités ont également formulé des vœux afin d’obtenir des informations supplémentaires concernant les coûts engendrés par ces réorganisations, d’avoir une vision de celles à venir, notamment quelles perspectives pour New OAB et qu’une évaluation des impacts soient effectuées auprès des salariés.

Le CCE a son rendu d’avis après avoir demandé les réponses de la direction aux questions du CE et du CHSCT.

 

NAO

  • OAB

La proposition de la direction est insuffisante au regard des 3% que nous avons demandés, justifiés par un fort besoin des managers de fidéliser ou retenir les profils confirmés qui trouvent facilement des propositions de rémunération à +20% sur le marché en ce moment. Reconnaitre la performance particulière d’un salarié oblige un manager à utiliser toute l’enveloppe à sa disposition et ne rien donner au reste de l’équipe !

Cette politique salariale compromet les objectifs de croissance d’effectifs en ne permettant pas la rétention des salariés, et plus généralement l’ambition de croissance de la profitabilité en contraignant à des recrutements externes plus couteux que les profils sortants des effectifs.

Notre revendication de mesure collective couplée à une enveloppe d’augmentations individuelles à la main des managers permettrait à la fois de satisfaire la majorité des salariés sur le suivi de l’évolution du coût de la vie et reconnaitre et/ou retenir les profils confirmés ou clé, mais la direction refuse toujours ce type de dispositif.

Propositions de la direction :

  • Augmentation individuelle + promo : 1,7% ;
  • Mesure complémentaire : 0,15%
  • Primes exceptionnelles : 200 K€

 

  • OCWs

La direction a essayé de de nous rejouer la même partition que l’année dernière. Un soupçon de « cohérence salariale », une pincé d’égalité femme/homme… Nous avions signé l’année dernière en émettant des réserves concernant le manque de volonté de réellement récompenser les efforts des salariés. Cette année, vu le contexte social et l’absence de progression du budget de la NAO, la CGT ne signera pas l’accord.

Propositions de la direction :

  • Augmentation individuelle : 1,5% ;
  • Promotion : 0,4% ;
  • Egalité femmes/hommes : 0,1% ;
  • Cohérence salariale : 0,1%.

 

  • OCD

Aucune de nos revendications n’a été prise en compte. Nous avions demandé :

  • Enveloppe dédiée à l’augmentation des salaires fixes ;
  • Un engagement que la PV ne soit plus dans l’accord à partir de 2020 ;
  • correction des inégalités H-F hors enveloppe NAO.

Nous avions demandé un effort conséquent car :

  • Difficulté de recrutement et turnover qui reste important, OCD a du mal à fidéliser les salariés car les salaires sont bas comparativement au marché ;
  • les experts quittent de plus en plus OCD, d’où la mise en place de la cooptation ;
  • le Chiffre d’Affaire OCD annoncé par la direction en croissance de 30% félicité par le DG OCD et le DG OBS.

Propositions de la direction :

Budget NAO 2019 : 3%

Augmentations Individuelles – Part fixe : 2,75% (831 924,76 €);

Augmentations Individuelles – Part variable : 0,15% (45 377,71 €);

Primes Exceptionnelles : 0,10% (30 251,81€).

La CGT ne signera pas l’accord.

 

NAO centrale OBS SA
Pourquoi nous ne signons pas.

Après 5 réunions de « négociations », les positions de la direction n’ont pas évolué. Aucune de nos revendications n’a été acceptée ni l’enveloppe unique pour tous les salariés de l’UES, ni l’augmentation collective pour compenser les effets de l’inflation.

La direction n’a qu’un seul mot en bouche : respect du modèle social des SSII/ESN !

Avec ce dogme, comment améliorer les conditions de travail et rendre l’entreprise attractive pour les profils que nous avons besoin de recruter pour accompagner la croissance ?

Seule certitude, direction ne pourra pas se vanter d’afficher un « dialogue social » performant !

NAO – UES OBS

Le 18 février a eu lieu la 3ème réunion de « négociation ». Comme aux deux précédentes, beaucoup de temps a été perdu en discussion sur la qualité des documents fournis par la direction … à la dernière minute.

La direction refuse la revendication portée par la CGT OBS et la CFDT pour une négociation centrale du montant de l’enveloppe pour tous les salariés de l’UES OBS. Ce refus est seulement étayé par le fait qu’ils ne seraient pas prêts.

Par conséquent, les salariés d’OBS SA, qui font partie de la même entreprise, auront des enveloppes d’augmentations différentes et un traitement différencié selon leur direction de rattachement (OAB, OCEAN, OCWs, Neocles, OCfB).

Concernant l’UES OBS, la direction a fait ses propositions :

  • Mise en place de jour pour « personne aidante »
  • Femmes augmentées en moyenne +0,1% par rapport aux hommes
  • Abondement PEG : 450€ pour 600€
  • Augmentation minimum :
    • 300€ pour ETAM
    • 450€ pour cadres

Si vous avez des revendications sur les rémunérations, temps de travail et partage de la valeur ajoutée, remontez-les nous.

Pour l’augmentation des salaires

Depuis 15 semaines, malgré les tentatives de discrédit, de division, malgré la violente répression, la révolte des Gilets Jaunes agite notre pays.

Au cœur de ce mécontentement, les questions des salaires, des pensions et prestations sociales pour vivre sont devenues centrales.

En décembre 2018, au début du mouvement, Stéphane Richard, PDG d’Orange, avait appelé à la « responsabilité » des entreprises et dit qu'il fallait « lâcher du lest » sur les salaires.

Dont acte !

Pour l’instant, la prime « Gilets Jaunes », opportunément renommée prime de « solidarité », n’a été versée qu’à 500 personnes sur les 4 000 que compte l’UES.

En parallèle, le Conseil d’administration d’Orange décidait d’augmenter le montant de l’action de 8% !

Pensez-vous que les directions d’OBS SA et d’OCD SA « lâcheront du lest », sans que vous vous mobilisiez ?

Rappelons-nous qu’en 2010, après un débrayage de près de 20% de l’effectif, nous avions obtenu une augmentation générale.

À vous de décider ce que vous êtes prêts à faire pour obtenir un juste partage de la richesse que vous produisez pour l’entreprise.

Pour trouver de l’inspiration et de la motivation, vous pouvez d’ores et déjà rejoindre les actions ayant lieu près de chez vous le samedi.

Prime « Gilets Jaunes » et intéressement

Dans nos dernières communications nous vous avions dit que la direction nous avait confirmé que le montant de la prime viendrait impacter l’intéressement car le montant venait augmenter la masse salariale et donc baisser le résultat de l’entreprise.

Lors du CCE du 14 février, revirement de situation, le DG de l’UES OBS a dit aux élu·e·s que la direction ferait le nécessaire pour neutraliser l’impact de la prime sur l’intéressement.

A suivre…

Intéressement

Les montants moyens de l’intéressement versé au titre de l’année 2018 dans l’UES sont sortis :

 

Montant moyen l’intéressement versé par salarié

 

Filiale

2017

2018

Delta%

OAB

1 224

565

-54%

OCD

250

594

138%

Ocean

1 035

476

-54%

OCWS

981

639

-35%

Orange Consulting

307

704

129%

OH

1 696

821

-52%

NRS holding

925

 

 

UES

923

591

-36%

Comme vous pouvez le constater ces montants sont considérablement inférieurs à ceux touchés pour l’année 2017 et ce malgré un chiffre d’affaire en hausse et des résultats communiqués comme bons par la direction lors des différentes réunions d’agence. Explications : Le versement de l’intéressement est conditionné par trois objectifs : l’EBIT retraité (Earnings before interest, taxes). Il s’agit d’un indicateur financier non normalisé et son calcul peut différer en fonction des entreprises. Il peut se calculer de la façon suivante : EBIT = Chiffre d'affaires - Achats - Autres charges externes - Charges de personnel. Cet indicateur sera impacté par les projets structurants de l’entreprise indépendant de la volonté des salariés : acquisitions, déménagements, réorganisation, rémunérations, etc. Pour 2018 nous sommes à 53% de l’objectif « ambitieux » fixé par la direction (avec OCD à 23% et OAB à 89%).

Pour les deux autre critères, DSO et recrutement des alternants en CDI, sur lequel les salariés ont un impact significatif, les objectifs sont atteints voire même surpassés. Nous vous laissons en tirer les conclusions qui s’imposent.

Nous dénonçons régulièrement l’utilisation du critère de l’EBITDA sur lequel les salariés n’ont quasiment aucune influence.

Si l’objectif de la direction est d’associer les salariés à la performance de l’entreprise, pourquoi ne pas mettre en place une prime de 13ème mois, dépendant moins de la « clairvoyance » de la direction ?

Ce serait mieux dans notre poche !


Appel à la grève le 5 février

Dans le contexte actuel d’urgence sociale, nous devons d'agir pour notre pouvoir d'achat et les droits de tous les citoyens, salarié·e·s, chômeurs, retraité·e·s ... Le mouvement social des « gilets jaunes », loin de s'essouffler, semble dans une impasse avec les manifestations uniquement le samedi. Malgré une vaste mobilisation et les vains efforts pour réprimer les manifestants par une violence inouïe, le gouvernement maintient le cap vers les régressions sociales et bloque toute avancée constructive. Il est temps de lui montrer, ainsi qu'aux décideurs qui ont été relativement épargnés jusque-là, le pouvoir des salarié·e·s. Le 5 février est une occasion d'agir en descendant massivement dans la rue, pour construire le rapport de force nécessaire et être entendus.

La CGT OBS appelle les salarié·e·s à se mettre en grève et à tenir des assemblées générales pour réussir la mobilisation et débattre des suites pour s’inscrire dans la durée.

 

OBS SA : la (con)fusion

Le 1er Janvier 2019 marque l’absorption des filiales OAB, OCB, OCEAN, NEOCLES, OCWS et Orange Consulting au sein d’OBS SA (ex-NRS SA). Alors qu’il semblait acquit qu’il n’y aurait aucun changement, il semble que la Direction ne soit pas au fait de la réalité du terrain. Sur l’ensemble des régions DP bon nombres de réclamations et de questions suivies de débats animés portaient sur l’évolution de la structure juridique. Que ce soit au sujet des services autrefois échangés et facturés entre filiales, de dispositions réglementaires ou même de mise en commun de locaux ou de place de parking, peu de choses ont été anticipées pour faire face à cette transformation générant incompréhensions et confusion.

 

Prime « Gilets Jaunes »

 

Dans un souci d’affaiblir le mouvement « gilets jaunes », les grandes entreprises ont décidé de voler au secours du gouvernement et de verser une prime de « solidarité » aux salariés les moins bien rémunérés.

Montants de la prime : 1000 € jusqu’à un salaire brut annuel de 25 k€ inclus ; 500 € au-delà de 25 k€, jusqu’à 30 k€ brut annuel inclus.

Sur l’UES OBS (périmètre 2019), la prime a été versée à 519 salarié·e·s pour un montant total de 400 k€. Les alternants représentent 47% des bénéficiaires (61% chez OAB).

Non seulement très peu de salarié·e·s sont concernés, mais, comme indiqué dans notre précédente communication, cette prime aura pour effet de diminuer l’intéressement (augmentation de la masses salariale donc diminution de l’EBITDA), sauf si la direction en décidait autrement…