Actu des négociations
CET (Compte Epargne Temps)
Sur demande d’une organisation syndicale, la direction a ouvert des négociations pour rassembler dans un seul texte toutes les règles régissant le fonctionnement du CET.
Cela permettra de rendre le texte de l’accord plus accessible et lisible.
Depuis l’ouverture des négociations, nous sommes toujours dans l’attente d’un bilan du CET.
Nous en avons profité pour interroger ces règles, au regard de nos besoins pour gérer ce compte, qui ont évolué depuis 2004. De ces réflexions ont émergé 3 principales revendications :
- Mise en place d’un relevé de compte
Il est actuellement impossible de comprendre le contenu et la valeur du compteur CET présenté au bas de notre feuille de paie.
Comment être sûr que vos jours ont bien été abondés et que les intérêts ont bien été versés ?
Nous avons donc demandé à la direction la mise en place d’un relevé de compte, édité au moins une fois par an.
Il doit présenter l’exhaustivité des opérations sur la période considérée et, pour chaque opération, il doit détailler la date, le libellé expliquant la nature de l’opération, un double compteur en jours et en Euros, à chaque fois que cela est possible
- Abondement en fonction du nombre de jours déposés
Nous nous sommes questionnés sur la justification de l’abondement en fonction de l’ancienneté. A priori un moyen de retenir les salariés plus longtemps dans l’entreprise.
Est-ce efficace ? Est-ce juste ?
Nous pensons plus logique de définir l’abondement en fonction du volume de jours déposés dans le CET. N’oublions pas qu’ils correspondent à des jours travaillés en plus du temps de travail légal, qui devraient normalement être majoré comme des heures supplémentaires.
Nous avons proposé que l’abondement soit calculé en fonction du nombre de jours déposés et non plus en fonction de l’ancienneté avec répartition comme suit :
- 1-5j -> +20%
- 5-10j -> +25%
- > 10j -> +30%
- Revalorisation du taux d’intérêt d’épargne
L’accord de 2004, qui a instauré le CET dans notre entreprise, prévoyait un taux d’intérêt révisable tous les 3 ans à la demande de l’une des Parties. Etonnamment, cette mention a disparu dans la note de 2017.
Nous avons donc proposé de rétablir cette mesure de révision, avec les aménagements suivants :
- Puisqu’elle n’a jamais été mise en œuvre depuis 2004, nous demandons une revalorisation de ce taux d’intérêt de 2,25% à 3%
- Pour éviter de manquer chaque échéance triennale de revalorisation, nous proposons d’indexer ce taux au maximum de l’inflation ou du taux d’intérêt légal en vigueur
Face à l’ensemble de ces revendications, la direction a répondu, pour le moment, que ce n’était pas l’objet des négociations en cours que de … négocier, mais qu’il s’agissait seulement de réécrire l’accord.
Belle démonstration de dialogue social !
GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences)
Après la mise en place d’une méthodologie de négociation avant les vacances d’été, nous avons entamé depuis septembre les négociations a proprement parlé, d’abord sur la thématique du recrutement, puis sur celle du développement des compétences.
Recrutement
Sur cette thématique, nous avons principalement insisté sur les demandes suivantes :
- Anticiper les départs et recruter en amont afin d’organiser des biseaux permettant le passage de témoin
- Développer le recrutement des diplômés BAC+2 (DUT , BTS, …) et les faire grandir dans l’entreprise,
- Ne pas systématiser le renouvellement des périodes d’essai et instaurer un entretien préalable au renouvellement pour expliquer les pistes d’amélioration attendues durant la deuxième période d’essai
Développement des compétences
Au cours de la première séance sur cette thématique le 6/10, nos premières demandes ont porté sur :
- Une présentation régulière de la cartographie des métiers et parcours possibles au sein de l’entreprise,
- Une reconnaissance et une valorisation des compétences de formateur interne
- Une clarification de la lettre de mission, dans les contextes et prérequis de sa mise en œuvre, les conditions de son exécution, les conséquences en matière de reconnaissance des connaissances, compétences, expérience et dans la poursuite du parcours professionnel
La prochaine réunion sur cette thématique aura lieu le 22 octobre.
=> Faites-nous part de vos attentes pour alimenter nos revendications.
Le 5 octobre 2021 ✊ En action pour de nouvelles garanties collectives
Le 5 octobre 2021 ✊
En action pour de nouvelles garanties collectives
Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL, CNL appellent à une journée nationale de lutte le 5 octobre 2021.
En tête des revendications, la hausse des salaires, l’arrêt de la précarisation de l’emploi, la fin des fermetures de services publics, la conditionnalité des aides publiques selon des normes sociales et environnementales et l’abandon des réformes des retraites et de l’assurance chômage.
L'intersyndicale s’oppose à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salariés et des jeunes.
La CGT OBS appelle les salariés à la mobilisation sur leur lieu de travail, à se mettre en grève et à rejoindre les actions menées sur tout le territoire sur les mêmes revendications nationales en ajoutant celles qui nous sont propres :
• une gestion des équipes évitant la souffrance au travail, mettant en valeur chacune et chacun, valorisant et reconnaissant leur travail ;
• de meilleurs salaires et des augmentations générales afin de récompenser le travail de qualité des équipes et pas seulement l’actionnaire unique ;
• des outils, des locaux et du matériel de qualité pour exercer sereinement nos métiers.
FAQ - Grève comment faire ?
Referendum accord intéressement 2021-2022-2023 Le « oui » l’emporte … la triche aussi !
Le « oui » l’a emporté de justesse avec 53,72% contre 46,28% pour le « non », soit un écart de 169 voix sur 5 369 électeurs inscrits, avec un taux de participation de 42,26%.
Merci aux 1 050 salariés ayant voté « non », il s’en est fallu de peu pour que le « non » s’impose.
Nous déplorons ce résultat qui privera les salariés d’intéressement pendant 3 ans comme expliqué dans nos communications précédentes.
Un certain nombre de salariés ayant voté « oui » l’ont fait sous l’influence de représentants de la CFE-CGC et par certains membres du management en pleine période de scrutin, période dite de trêve électorale !
De nombreux salariés nous ont remonté avoir été contactés par téléphone ou par Skype par des représentants de la CFE-CGC pour les inciter à voter « oui ».
Parmi ces salariés, des manageurs, à qui la CFE-CGC a demandé d’inciter leur équipe à voter « oui ».
La Direction a elle aussi pris part à la manœuvre, à travers le mail d’un membre du Comité de Direction invitant ses lignes managériales à relayer auprès des salariés l’importance du vote pour l’application de l’accord d’intéressement.
Ces agissements sont illégaux car ils contreviennent au protocole mis en place pour la consultation des salariés qui interdit de faire campagne pendant le scrutin ; protocole signé par la direction et la CFE-CGC !
Ces agissements entachent d’irrégularité le scrutin rendant le referendum nul et non avenu et l’accord d’intéressement non-applicable.
L’ensemble des faits remontés ont été consignés dans le PV des élections.
Nous sommes en train d’étudier les voies de recours pour faire cesser cette escroquerie, nous vous tiendrons informés.
Si vous aussi, vous avez été témoins d’incitations à voter « oui » durant le scrutin, de mardi 7 septembre 9h00 à jeudi 9 septembre 14h00, contactez-nous.
Referendum Intéressement 2021-2022-2023
Pourquoi il faut voter NON
Rien à gagner avec cet accord
Déclenchement à 60% de l’objectif d’EBITDAal* => garantie d’absence d’intéressement !
Sur les trois dernières années, ce mécanisme n’aurait pas permis le versement d’un intéressement
Pour 2021, pour OBS SA, sur la base des chiffres fournis par la direction, l’EBITDAal était à -2,3 M€ au T1 et à -3,1 M€ au S1, alors que l’objectif est 9 M€ !
Sur l’ensemble de l’UES, l’objectif est de 27,8M€ alors qu’au T1 l’EBITDAal était négatif, à -0,4 M€…
Nous sommes donc convaincus qu’il n’y aura pas d’intéressement en 2021 !
Un pouvoir d’achat virtuel de 2 500 €
- Certains vous parlent de 2 500 € d’intéressement.
C’est du « vent » car ils sont basés sur un dépassement de l’objectif d’EBITDAal, ce qui ne s’est jamais produit !
- Ces 2 500 € s’appuient également sur l’hypothèse d’un abondement, donc d’un placement bloqué pour 5 ans, qui ne concerne que les salariés qui n’ont pas besoin de cet argent…
Tout à perdre avec le « OUI »
C’est accepter un « déclencheur » … fait pour ne pas déclencher
- Si cet accord avait été mis en œuvre par le passé, il n’y aurait jamais eu d’intéressement.
Le régime de faveur fiscal ne serait pas appliqué
Si un intéressement est versé, il sera soumis aux cotisations sociales et imposé plein pot :
- les exonérations de cotisations sociales et patronales ne sont accordées qu’en cas d’accord d’intéressement validé au plus tard le 30 juin, ce qui n’est pas le cas pour cette année ;
- la direction a saisi l’administration fiscale sur le sujet pour confirmer ce point.
Impossibilité de négocier un meilleur accord pour les trois prochaines années
- l’accord minoritaire, actuellement non applicable, verrouillerait jusqu’en 2023 le système de déclenchement et de calcul de l’intéressement pour les trois années à venir ;
- la direction est pourtant prête à ouvrir de nouvelles négociations au S1 2022.
* : EBITDaal : earnings before interest, taxes, depreciation, and amortization after lease (à vos souhaits !)
Indicateur financier de rentabilité court-terme, non-normalisé, qui n’a d’intérêt que pour les actionnaires propriétaires de la société.
L'autre ZZZ - juillet 2021
Intéressement 2021-2023 : fin de la partie - pas d’accord majoritaire
Nous sommes les premiers à le déplorer.
La Direction est restée campée sur ses positions depuis le début de la négociation, refusant d’étudier les différentes propositions que nous vous avons décrites dans nos communications de mai et juin derniers, tels que l’utilisation d’indicateurs autre que l’indicateur boursier de l’EBITDaaL, la prise en compte de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale de l'entreprise), la réduction des inégalités des montants de la prime, etc.
Pour appuyer ces demandes nous avions d’ailleurs fait front commun avec la CFE-CGC, qui a depuis lors revue sa position.
A l’opposé de nos propositions, les mesures de performance obstinément proposées par la Direction lors des séances de négociation ne permettaient pas, au regard des indicateurs actuels de l’entreprise et de ses ambitions irréalistes de déclencher un intéressement. Il ne nous est donc pas apparu cohérent de signer cet accord.
Malgré l’entêtement de la direction et l’utilisation de l’urgence du calendrier, nous n’avons pas souhaité cautionner un accord qui promettait, de manière quasi-certaine, une absence d’intéressement pour les 3 prochaines années !
C’est ce qui serait arrivé si nous avions signé cet accord.
Ne désespérons pas, voyons le côté positif de l’échec de ces négociations. En ne signant pas cette proposition d’accord, cela permet de se ménager d’autres possibilités et de préparer de façon plus sereine les futures négociations :
- Alors qu’habituellement en NAO, la direction refuse toutes les mesures collectives que nous demandons, renvoyant à la mise en œuvre de l’intéressement, nous espérons pour l’année prochaine une mesure pour la reconnaissance de la performance collective – pourquoi pas un 13ème mois ? ;
- De plus, de nouvelles négociations pourront s’ouvrir l’année prochaine pour un accord « intéressement 2022-2024 », en espérant qu’elles s’appuieront sur des bases différentes pour enfin aboutir à un accord équilibré permettant un déclenchement et une réelle rétribution de vos efforts.
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